Twilight Chap 5 Critique Essay

Publiée le 06/01/2013

Je critique ici l'intégralité de la saga . L’histoire : Une fille tombe amoureuse d’un vampire. C’est tout. Bon alors, il était une fois, une gonzesse hystérico-dépréssive mormone qui ne buvait ni ne fumait jamais. Et donc un jour elle a décidé de prendre le mythe du vampire pour le détruire. Et comme c’était rigolo, elle en a fait 4 livres, devenus des best-sellers puis des adaptations au ciné à succès par le sacro-saint pouvoir du public féminin a être incapable de détecter une catastrophe artistique dès qu’il s’agit de romantisme à deux balles. La preuve avec le premier film reprenant grosso modo le livre à la lettre. Donc tout commence par l’arrivée de Bella Swan, 16 ans dans un petit bled paumé nommé Forks (fourchette-pointues-dents, gros boulot symbolique). Donc elle tombe sur un gars qui s’appelle Edward Cullen, l’emo dans toute sa splendeur, sans l’acné et la marginalité. Pour des raisons qui échappent encore à la science, Edward trouve que les atermoiements insupportables de Bella sont très excitants, donc ils tombent amoureux. Comme c’est écrit par une mormone pur et dure personne ne couchera avec personne durant les prochaines 2h10. Après une suite de dialogues plus consternants les uns que les autres dans le milieu forestier, on apprend donc que Edward est un vampire puceau imberbe centenaire, ce qui fait de lui le plus gros pédophile epic-win de l’histoire du cinéma. c’est-y-pas mignon. Ensuite, allez on accélère blablablabla exposition, exposition, exposition, blablablabla les vampires brillent au soleil, n’ont pas besoin de boire du sang, jouent au baseball, bref du vampire hardcore viscéral et sans concessions comme on les aime blablabla ah ça y est il se passe un truc ! Des types ressemblant un poil plus a de vrais vampires (ils veulent boire du sang, bouh les vilaines !) s’en prennent a bella. Plutôt que de demander à sa demi-douzaine de potes vampires de lui venir en aide, elle décide d’affronter seule le méchant du film (c’est dire a quel point elle est conne)(d’où rapport d’identification maximal du public-cible ?) et puis au dernier moment elle se fait sauver par l’autre tantouze en cuir. Non pas batman, Edward. Suivez un peu. Elle se fait mordre, on pense qu’elle va devenir vampire et en fait non, tout est bien qui finit bien et elle peut aller au bal danser sur de la musique de supermarché trouvable au rayon charcuterie tandis qu’une autre méchante se barre au ralenti dans les escaliers. générique. Et c’est absolument tout ce qui se passe en 2h10. Le second film : L’histoire : Le vampire s’en va alors la fille tombe amoureuse d’un loup-garou. Après un premier épisode navrant de bout en bout, voilà que la saga change (un poil) d’orientation en donnant la réal à Christ Weitz, le réal d’American Pie, comme quoi, le karma, c’est pas forcément du vent. Pas de bol pour Chris, il tombe sur le ventre mou de la saga, et vu qu’il ne se passe pas grand chose de plus dans les trois autres volets, c’est pas bon signe. Alors qu’en est-il de ce deuxième opus ? Bella est avec son mec soi-disant hétéro Edward Cullen avec qui elle ne couche pas, tout va bien. Et comme tout va bien, Edward décide de se barrer (son grand moment de lucidité en 4 h de métrage) le plus loin possible de la mégère adolescente qui lui colle à la chemise. Alors là, la bella elle devient encore plus insupportable qu’avant, si c’était possible. Elle tombe dans une déprime qui plombe le film sur près d’1h30 de film. Mais tout ne va pas si mal, car attention twist twist twist : Et voilà elle rencontre Jacob, le loup-garou. Enfin il était déjà dans le 1, mais c’est pas la question. Et puis, comme elle est la Attention Whore par définition, elle tente de se suicider pour provoquer des visions d’Edward (mais surtout parce que c’est une Attention Whore). Forcément, comme dans le 1 un méchant vampire (une rouqmoutte cette fois, celle de la fin du 1, d’ailleurs l’actrice s’est fait viré, mais je garde l’histoire pour le 3) menace bella, comme dans le 1, la tribu de gros gays (les mineurs torse-nus latinos ont remplacé les emo-cuirs mais le gay radar indique le même taux de radiation) vont la protéger. Comme dans le premier pour les vampires, ici les loups-garous n’ont de garous que le nom : ils se transforment juste a volonté, en plein jour, en de gros clébards en CGI plus moches que les ours polaires de golden compass (tiens c’est le même réal, comme quoi on se refait pas). Et puis comme toute attention whore qui se respecte, Bella allume Jacob sans jamais lui donner quoi que ce soit pendant plus d’une heure avant que le climax arrive comme un cheveu sur la soupe : il faut vite aller en Italie sauver les fesses de Robert Pattinson et sa personne par la même occasion parce qu’il est allé provoquer les Volturi (les gros méchants gays-européens, parmi lesquels dakota fanning et Michael sheen qui détruisent d’un coup sec sans vaseline leur carrières si respectables). Et quand enfin on pense quil va y’avoir une vraie baston inter-vampires, les méchants changent d’avis et laissent filer les gentils comme ça parce que…et ben parce que. Les potes vampires de Bella arrivent a la conclusion qu’il faut transformer bella en vampire pour la protéger. Et donc du coup Edward accepte de la transformer a condition qu’elle l’épouse. là, elle lâche une espèce de petit pet vaginal en gros plan et hop, générique. Et c’est tout ce qui se passe en 2h10 de film. Maintenant le troisieme opus : L’histoire : Le vampire revient alors la fille hésite entre le loup-garou et le vampire. Et voilà on est en 2010 et déjà à mi-chemin de nôtre rendez-vous annuel des réquisitoires contre les films qui ne devraient pas exister et qui se foutent royalement de vôtre gueule en ramassant à la pelle vos si jolis petits billets. Non je ne parle pas d’Harry Potter, mais de la définitivement pire saloperie qui soit jamais arrivé au mythe du vampire, de quoi filer des complexes à tous les pieux dans le coeur de toutes les versions de Van Helsing qu’on ait connu, la saga Twilight. Après deux films dont la seule existence remet en cause bon nombre de principes de physique élémentaire de l’univers connu (par exemple comment les acteurs peuvent-ils jouer et dormir les yeux ouverts en même temps ? Kristen Stewart, femme ou chainon manquant entre l’huitre et le poisson rouge ? la science retient son verdict), voilà que les exécutifs de Summit Entertainment (des gros en costume avec de gros cigares qui portent des sacs très lourds avec des $ marqués dessus) se mettent a avoir des lubies. Ils ont engagé un vrai réalisateur. La folie des grandeurs, quoi. Cette facétie douteuse permet ainsi à la saga quelques excentricités de taille, telles qu’une tentative de narration, parfois même autre chose que du champ/contrechamp, du jamais vu. Enfin pour les Twilight. Quiconque ayant vu un vrai bon film dans sa vie comprendra assez vite le cheminement de la réflexion de David Slade : puisque l’histoire n’a absolument aucun intérêt, et que ça consiste à 90% en des dialogues si épouvantables qu’ils feraient rougir les scénaristes de Plus Belle la Vie, il faut prendre un…excusez l’expression, monsieur Zombie-Diggory… prendre un “chemin de traverse”. Autrement dit, à la moindre occasion, dès qu’il peut l’exploiter, chaque scène peut avoir le maximum d’action qu’on peut lui en donner. Du coup, là où on se branlait royalement des origines des personnages secondaires, on leur donne ici des tout petits, minuscules, mais pourtant bien réels moments de gloire via le flashback. C’est très court, parfois anodin ou futile, mais ça donne des petits moments de répit à n’importe quel esprit sain devant le film. Parce que… oui y’a un moment où il faut bien que je vende la mèche (ou la frange si vous préférez)… ce film est une putain de torture. Comme les deux autres. Allez au bout de 3 films, vous vous en doutiez, non ? Quand même… vous vous faites avoir une fois, honte sur le film, vous vous faites avoir deux fois, honte sur vous, mais au bout du 3e coup, vous n’avez plus aucune excuse. Soit vous êtes comme moi un cinéphile maso, ou “avide de connaissance” (ce qui revient strictement au même), soit votre copine vous y a trainé de force et vous subissez cet affront dans un vague espoir de faveurs sexuelles. Dans ce cas, primo, vous vous faites avoir, ça n’en vaut pas la peine, et surtout deuxio, changez de copine. Run. Run as fast as you can. Run for your life, run for your fucking soul ! Il y a un troisième cas. On va encore me reprocher de l’aborder, mais éviter le sujet reviendrait à ne pas cerner dans son ensemble l’étendue du “problème” du phénomène. C’est le cas des fans. Au cours de votre vie, il se peut que vous soyez amené à rencontrer une de ces sordides créatures que sont les fans de Twilight. Pour les reconnaitre, nous pouvons déterminer plusieurs caractéristiques chez ce genre d’individus pathétiques : -un gout prononcé pour le romantisme à deux balles. -un âge ne dépassant jamais les 14 ans (au moins sur le plan émotionnel ou en matière d’expérience de vie). -une sexualité trouble, le plus souvent inexistante. -une méconnaissance redoutable du mythe du vampire, du loup-garou ou du fantastique en général (ou limitée à des bouffonneries atteignant rarement le seuil du respectable comme Anne Rice ou Buffy). -une méconnaissance totale du cinéma. -une impossibilité physique (ou psycho-motrice) à entrer dans toute forme possible de débat ou d’argumentation basée sur des faits, la logique, la raison, la réalité ou les mécanismes de la fiction. -et un vagin. Pour combattre ce type de monstres (et ainsi alléger les souffrances de la pauvre bête), un nombre raisonnable de choix s’offre à vous : -le pieu dans le coeur -lui trancher la tête (elles ne peuvent rien faire sans même si elles ne s’en servent jamais. Ironique, non ?) -le crucifix…dans la gueule -l’eau bénite…ou pas, pour la noyer -la gousse d’ail….pour l’étrangler avec -ou tenter de lui démontrer par la logique que Twilight c’est de la merde. Cette dernière option est la plus dangereuse. Toutefois, si l’occasion venait à se présenter, et si le courage vous dictait un acte aussi héroïque que suicidaire, voici comment détruire l’ennemi : -La fan de Twilight : “Je pense que Twilight est le/la meilleur/e film/livre/histoire de vampires de tous les temps.” -Vous : “Je suis en désaccord avec chaque partie de ta phrase. En commençant par “je pense”.” (Surtout restez calme et rationnels, elles n’ont pas d’armes assez puissantes pour contrer quelque chose d’aussi élémentaire) -Vous : “Il n’y a pas de vampires dans Twilight.” -La fan de Twilight : “La moitié des personnages sont des vampires !” -Vous : “Peuvent-ils se transformer en chauve-souris ?” -La fan de Twilight : “…non.” -Vous : “Est-ce que le soleil peut les blesser ou les tuer ?” -La fan de Twilight : “…non. Mais ils boivent du sang !” -Vous : “ça n’en fait pas des vampires. ça en fait des hommes-sangsues, au mieux.” (Une fois que vous avez prouvé qu’elles ont tort, vous les tenez. Soyez juste et montrez-leur pourquoi il est important que vous avez raison et pas elles) -Vous : “Il est vrai que les sangsues peuvent luire au soleil.” -La fan de Twilight : “Et alors, qu’est ce que ça peut faire que Stephanie Meyer ait jeté les règles de base et qu’elle ait brisé les codes ? Elle a fait son propre truc, sa propre version, et c’est bien comme ça.” -Vous : “Non, car elle baisse nos standards. Désormais à chaque halloween, on a des gens qui diront être déguisés en vampires juste parce qu’ils auront des paillettes sur la tronche et un peu de gel dans les cheveux.” (Et là, il faut l’achever. Tenez bon.) -Vous : “Et ça, c’est que le premier film/livre. Parce qu’à partir du moment où on n’appelle plus un chat un chat, on peut dire et faire n’importe quoi avec n’importe quel genre de monstres, comme des Loups-garous qui se transformeraient à volonté, auraient rien a foutre de la pleine lune et se changeraient juste en gros clébards en CGI.” Si jamais vous tombez sur une hystérique incapable d’écouter son interlocuteur, ce sera baisé d’avance, mais si elle a un ou deux neurones encore en fonction, l’idée fera son chemin pour que d’ici le prochain film, elle comprenne que c’est tout sauf une bonne histoire de vampires. Elles peuvent aussi dévier le débat à volonté (puisque mal à l’aise avec des sujets qu’elles ne maîtrisent pas) et dire “oui mais moi les vampires pour moi c’est pas important, pour moi ce qui compte c’est l’histoire d’amour”. Alors là, il faudra faire un travail sur soi pour ne pas sortir le shotgun, le bazooka, le napalm et la hache, mais en se contrôlant un peu, même là, on peut faire très mal. Tout doit s’accorder selon cette phrase : Stephanie Meyer est mormone. Ces quatre mots, si simples à retenir, sont la clef de la destruction de Twilight. Stephanie Meyer est mormone. Elle est mormone et tout ce qu’elle a écrit est en accord avec sa religion. Bien sûr, on pourra vous répondre que peut-être justement pour des mormons, c’est osé ou qu’il n’y a pas de vampires dans l’histoire de Joseph Smith ou encore qu’elles ne connaissent rien à l’histoire des mormons, qui ont l’air de braves gens, après tout. Là il faut réfréner à tout prix cette pulsion qui vous ordonne de prendre ce cendrier en verre sur la table à côté de vous pour lui briser le front avec. Ne cédez pas à la violence, ça ne sert à rien. Vous avez raison, et vous allez le prouver. Patience. On va éviter l’histoire des mormons sinon j’en ai encore pour 50 pages, mais inculquons quelques principes de base : -Sans homme dans sa vie, une femme est incomplète et vice-versa quand elle a trouvé un homme, elle est “entière” (Bella, Victoria, Alice, n’importe quel personnage féminin). Une dévalorisation pure et simple de l’individu ramenant au moyen-âge et à des traditions phallocrates ancestrales (j’ai rien contre perso, mais pour une nana, ça craint). Indéfendable de par nature. -L’abstinence avant le mariage est une règle fondamentale et jamais transgressée dans Twilight (alors que le moteur du vampire, sa justification passe nécessairement par l’acte inévitable de transgression). Une tradition puritaine, nauséabonde, socialement régressive et inacceptable pour l’épanouissement physique et mental. C’est juste une question de bon sens. -L’amour, un amour pur, entre un homme et un enfant est admis, toléré et possible (dans le bouquin, c’est entre Jacob et spoiler alert le bébé de Edward et Bella dans Breaking Dawn). La pédophilie est un crime, amour pur ou pas. On rejoint aussi là l’idée fondamentaliste de la polygamie qui se voit a plusieurs niveaux dans Twilight, surtout dans Eclipse et Breaking Dawn). Cette transposition des valeurs mormones dans la littérature fantastique en tant que tel, on s’en branle, évidemment. Le problème c’est quand le bouquin devient un tel best-seller qu’il en devient un phénomène culturel de masse au cinéma. Parce que c’est là qu’on touche au fond du problème (et que je reviens au film par la même occasion). Avec Twilight, on dépasse le simple stade de nanar, ou de purge. On est dans la pornographie. La pornographie la plus pure, la plus violente, la plus efficace. la réelle pornographie, une pornographie intellectuelle. La pornographie culturelle de masse. Une industrie de mort (Godard parlait de “monnaie de l’absolu”, de “contrôle absolu de l’univers” et “des signes parmi nous”, pour une fois le suisse grabataire n’avait pas entièrement tort) qui fait régresser les mentalités, patiemment, méticuleusement, mécaniquement. Asservir les masses. en commençant par les esprits faibles et influençables. Les gamines. les adolescentes, les femmes confuses, peu sûres d’elles, remettant indéfiniment en cause leur physique, cherchant un idéal, des idéaux, en perte de repères ou sans repère du tout. Alors elles ne connaissent pas grand chose à la littérature ou aux vampires et encore moins au cinéma, mais quand elles voient le torse nu d’un jeune métrosexuel imberbe ou le visage quasi-androgyne et cadavérique d’un Robert Pattinson faisant la moue, elles gloussent, elles gesticulent, elles hurlent, elles pleurent, elles sourient et le reste passe comme une lettre à la poste. Destruction du mythe du vampire ? Oh le vampire de toute façon ça a toujours changé, alors bon, 2-3 règles de plus ou de moins… La culture mormone ? Qu’est-ce qu’elles y connaissent ? Elles ne voient pas ce qu’il y’a de malsain à ce qu’un homme force une femme ou l’espionne et la regarde dormir en douce. Elles ne voient pas ce qu’il y’a de répugnant à ce qu’un homme arrache avec sa bouche le placenta d’une femme qui accouche et coupe le cordon ombilical d’un nouveau-né avec ses dents. Elles ne voient pas ce qu’il y’a de choquant à ce qu’un puceau de 107 ans continue à aller au lycée et tente de se taper une gamine de 17 ans. Tout ce qu’elles voient c’est “la plus belle histoire d’amour de nôtre génération”. Alors que se passe-t-il de si terrible dans ce film pour qu’on en fasse une montagne chez nos congénères à ovaires ? Et bien comme d’habitude, rien ou presque. Tout commence dans un champ de fleurs où Bella dit non, tout se termine dans un champ de fleurs où Bella dit oui. Tout ce qui se passe entre ces deux scènes (putassières au demeurant) est d’une futilité sans nom. On essaye de nous faire croire qu’il se passe VRAIMENT quelque chose cette fois, y’a des meurtres en ville. Une armée de vampires “plus puissante que n’importe quelle armée d’hommes”. Meyer n’a jamais du entendre parler du Napalm ou du nucléaire, en même temps elle doit sûrement croire que les USA ont gagné la guerre du Vietnam, que Nixon s’est fait piégé par les cocos, que les nordistes ont triché, que l’esclavagisme avait du bon (déjà vu un vampire noir et gentil dans Twilight ? même les italiens sont des blonds aux yeux bleus…), que l’homme n’a jamais marché sur la lune et que dieu veille sur nous dans le ciel et que tous les démocrates brûleront en enfer avec les homosexuels et les pédés, oui oui les deux. Enfin bref, pour cette grande femme, l’armée la plus puissante jamais constituée c’est 20 blaireaux qui se battent comme des alcooliques à 4h du mat’ à la sortie d’une rave au fond des bois. Tout ça pour ça. Pour que cette histoire niaise (elle hésite et “la guerre approche”) culmine dans une bataille de 5 minutes. Pour que ça se conclue sur une baston façon buffy/smallville, l’excitation et le sang en moins. 2h de film, que dis-je, 6h de film, 3 films entiers, pour en arriver là. “oh finalement la nana et le vampire s’aiment et les méchants ne font rien”. Comme au bout de 30 minutes dans le premier film, donc. Voilà où on en est en 3 bouquins et en 3 films. Ma conception du vide prend soudain une nouvelle dimension à mesure que j’évalue l’ampleur du gouffre créatif de vôtre oeuvre, miss Meyer. Et c’est filmé de façon très fidèle. Voyez, le problème pour Slade, c’est qu’il a beau tenter d’exploiter au maximum chaque parcelle possible d’action ou de vraie narration de l’histoire, il se heurte à un mur. C’est a dire l’histoire. Car avec un matériau de base aussi nul à chier, on aura beau prendre les meilleur réals du monde (et Slade n’est pas non plus un maître hein), ça ne suffira pas à rattraper les éternels atermoiements de Bella, les dialogues de série z et les adolescents torse-nus toutes les 10 minutes montre en main. Il ne peut pas non plus changer le casting. Kristen Stewart. De toute l’histoire des blockbusters ou films vendus comme tels, jamais je n’aurai vu une actrice aussi pitoyable jouer un personnage aussi pathétique et ridicule. Et pourtant, je crois que j’ai bien du voir 2 ou 3 films dans ma vie, non ? au moins, hein ? et pas que des bons, ça c’est certain. Diggory et le garou-garou se lâchent un peu, à peine, juste un peu plus que d’habitude, ils enlèvent à une ou deux occasions le balai qu’ils ont dans le cul pour sourire un peu avec sincérité, ce qui donne 2 ou 3 plans de répits à vôtre serviteur. Mais c’est pas ça qui nous sauvera d’une Bryce Dallas Howard remplaçante (l’autre a trop ouvert sa gueule et se voit rayé du seul moment de gloire de son personnage) affublée du pire maquillage de “”"vampire”"” qu’on ai jamais vu, en plus de jouer aussi bien qu’une actrice porno dans un film amateur. C’est pas ça qui nous sauvera de perruques minables, d’effets spéciaux merdiques (aaah ces loups en CGI qui s’intègrent jamais aux plans comme il faut, je crois que je m’en lasserai jamais), d’une Dakota Fanning faisant tout ce qu’elle peut (la pauvre) pour ne pas se ridiculiser (en vain), de faux-raccords qu’on croyait disparus de la circulation depuis X-men 3 (vous vous souvenez du coup du pont ? ben c’est rien. Ici on a Edward qui dit “je sens une présence”, dans le plan d’après y’a 5 gars en face d’eux à même pas 10 mètres dans un espace vide ! et qui marchent au ralenti !), des punchlines historiques (“je suis comme la suisse entre vous deux !” tu veux dire blanche, raciste et futile ?), de rebondissements dignes de figurer au panthéon de nanarland (“il y a des meurtres et plein de nouveaux vampires..” (…plus tard…) “je crois que ça veut dire que ces meurtres cachent de nouveaux vampires.” (…) “ces nouveaux vampires, ce serait comme une armée ?” (…) “et si cette armée c’était pour nous attaquer ?”), ça en devient si débile et si pathétique que c’en est souvent drôle mais toujours involontairement. Pourtant, c’est clair et évident : c’est le meilleur film de la saga, et de loin. Mais même avec les meilleures intentions, même avec un peu d’action, plus de narration, un peu plus de réal et un poil de vrai jeu d’acteurs….on peut pas changer le purin en or. Et ce qui restait vrai pour le premier et le deuxième film reste vrai pour le troisième. Histoire d’une pauvreté insensée (les intrigues des 3 premiers livres réunis auraient pu se condenser en un seul film sans qu’on y perde quoi que ce soit de narrativement ou de structurellement essentiel), personnages sans aucune profondeur, les mormons, le contraire des vampires, le contraire des loup-garous, les régressions sociales, la connerie ambiante, le premier degré jamais crédible, l’action molle inefficace de pacotille, les effets à vomir, le montage amateur…. Quelque soit le film, quelque soit la franchise, ça fait trop, beaucoup trop, et quelque soit le réalisateur ou le sujet, la sentence serait identique. je ris toujours, mais il y a maintenant du désespoir dans ce rire. Après tout, peut-être que c’est là que réside la véritable représentation des forces des ténèbres de cette sinistre saga. Et si c’était le cas, alors sans doute devrait-on commencer à prier pour l’âme de Stephanie Meyer. Car ce qui l’attend de l’autre côté du Styx, ce sera pas jojo. Vivement le 4… Par pitié pour vous , adolescents puériles , je stoppe ici ma critique ici . Mais je pari que les suivants ne valent pas mieux .

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Publiée le 24/02/2018

Un énorme navet. Après Spoiler: la naissance de sa fille Renésmée, Bella s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie de vampire avec le soutien d’Edward. Se sentant menacés par cette naissance d’un nouveau genre, les Volturi déclarent la guerre à la famille Cullen. Pour préparer leur défense, les Cullen vont parcourir le monde pour rassembler les familles de vampires alliées et tenter de repousser les Volturi lors d’un ultime affrontement. La principale déception découlant du dernier chapitre de ce qui restera comme l'une des licences les plus nulles de tous les temps, c'est qu'il n'a plus grand-chose à proposer de drôle, contrairement au précédent qui se vautrait plus que tous les autres dans le grand n'importe quoi. Coït de vampire qui casse le lit, gobelet McDo rempli de sang, césarienne avec les canines, et l'inénarrable coup de foudre loup-garou/bébé profondément douteux avaient précipité la série dans le nanar. On pourra dire ce qu'on veut sur la division en deux films du dernier volume de "Harry Potter", il y avait la matière pour. Ici, nous avons une tétralogie dont les trois premiers tomes auraient pu être condensés en un tant il ne s'y passe rien. Mais contre tout bon sens artistique ou même narratif (ce qui n'a rien d'étonnant vu le niveau de la série) les producteurs ont opté pour une cupide conclusion en deux parties. C'est peut-être bénéfique au film qui, désormais débarrassé des aspects les plus ennuyants (le triangle amoureux interminable et ridicule) et ennuyeux (les préceptes réactionnaires qui traversent l’œuvre) de la saga, gagne en propulsion narrative et se concentre principalement sur le caractère fantastique. Le souci, c'est que ça reste un fantastique de pacotille, avec une mythologie faussement riche et des raccourcis limite, et mis en scène de manière grossière (entre le roman photo de la love story et les effets de style lourdingues pour illustrer les pouvoirs, on a envie de crier), le tout étant peuplé de protagonistes toujours aussi antipathiques. A l'issue de cette franchise, il apparaît de plus en plus évident que la créature la plus effrayante de cette saga n'est ni un vampire ni un loup-garou, mais l'héroïne. Elle commence comme une pauvre petite pimbêche insipide, molle et vide perdue, se retrouvant partagée entre deux mecs qu'elle fait poireauter comme une garce, veut à tout prix être avec le mec dangereux, et veut absolument coucher (mais on ne doit pas coucher avant le mariage, attention !!!). Pas étonnant que toutes les pisseuses s'identifient à Bella, elle est la quintessence de l'adolescente capricieuse. Cette conclusion est plus proche du troisième épisode, parce que le récit retrouve un minimum d'enjeux (même s'ils sont infimes et surtout résolus à chaque fois en deux secondes) et donne davantage dans l'action (mais qui va voir "Twilight" pour ça ?). Il y a évidemment toujours un lot de détails ridicules, de ce bébé creepy en images de synthèse jusqu'à ce twist honteux qui met fin au climax, en passant par ces plans d'ensemble qui castrent tout le souffle de la bataille finale en révélant le nombre infime de participants. Un détail surprend toutefois : la violence. Durant le combat final, on assiste à une accumulation de décapitations et autres joyeusetés qui sont pour le moins bienvenues, même si on ne voit pas une goutte de sang. Gâchis de talents, d'acteurs, de metteurs en scène, de chefs opérateurs, de compositeurs, la série arrive enfin à terme. En attendant la prochaine franchise pour femmes adaptée d'un phénomène littéraire pourri (oui, on parle de "50 nuances de Grey", mesdames), n'oublions jamais à quel point "Twilight" est une pauvre, triste franchise, au mieux basée sur du vent, au pire malsaine. Sinon les acteurs sont lamentables pour changer et Stewart est plus antipathique que jamais

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